Libérer ses maux, par les mots.

Voilà un sujet qui me tient particulièrement à cœur : nous allons parler ici de la SOMATISATION. Certains et certaines sauront déjà ce que c’est et d’autres reliront deux fois le mot pour être sûrs de ne pas avoir lu le mot de travers (ahah, vous voyez très bien ce que je veux dire !). Qu’est ce que que la somatisation, et comment s’en « sortir » ? Comment l’éviter et par quels moyens ? Quelles conséquences pour le corps humain, pour notre bien-être ? Je vais essayer ici de faire le point sur ce sujet qui me parle puisque j’en ai été victime et je ne suis pas à l’abri d’une rechute (personne d’ailleurs !).

Somatiser, c’est quoi ?

Maintenant que je vous ai mis les sens en ébullition, j’en viens à l’essentiel, la définition pure (et quelque peu technique) de la somatisation :

La somatisation est l’expression d’une souffrance intrapsychique ou psycho-sociale par des plaintes corporelles, celles-ci pouvant conduire à une consultation médicale. La somatisation est l’expression le plus souvent de troubles anxieux et/ou de l’humeur.

Photo de Anete Lusina sur Pexels.com

Pour faire plus simple (enfin je crois) : la somatisation c’est lorsqu’on garde toutes nos douleurs à l’intérieur, qu’elles soient émotionnelles, psychiques, ou suite à un évènement traumatisant; en conséquence de quoi, notre corps développe une forme de réaction physique, en réponse à notre incapacité à extérioriser.

Autrement dit, quand j’éprouve ou ressent de la douleur, de la colère, de la peine, de la tristesse, du stress, de l’angoisse, de la peur (une émotion négative en gros) et que je ne parviens pas à l’extérioriser, pour des raisons qui me sont propres, le corps n’a d’autres solutions pour évacuer ces douleurs émotionnelles, que d’extérioriser pour moi ce que je ne fais pas avec les mots. Ainsi les mots qui ne sortent pas de ma bouche, se transforment en maux douloureux que je ressens physiquement. Vous avez captez le concept ? J’admets que ce n’est pas un sujet facile mais je vais tenter de faire au plus simple, je ne suis pas une spécialiste : simplement une « victime » de ce trouble et je voulais vous faire part de mon expérience en la matière, car nous sommes peut-être plus nombreux qu’on ne le croit à somatiser.

La somatisation m’a pourrie la vie pendant des années, je vous raconte mon histoire.

A l’aube de mes 21 ans, suite à de multiples kystes sur le pubis qui revenaient de façon chronique, mon médecin m’a annoncé que j’étais atteinte de la maladie de Verneuil. Vous ne connaissez sûrement pas cette maladie, puisqu’elle ne touche qu’1% de la population (il a fallut que ça tombe sur moi, tiens !). C’est une maladie auto-immune, totalement bénigne et non contagieuse mais extrêmement handicapante et difficile à vivre, surtout parce qu’elles touchent les zones dites sombres du corps : les aisselles, le pubis, et les fesses. En gros, c’est une inflammation des glandes apocrines (celles de la transpiration) qui s’infectent et grossissent sans prévenir (enfin ça, c’est ce que je pensais).

Je précise que malgré le côté peu glamour de cette maladie, je n’ai aucune honte à vous en parler aujourd’hui, pourtant ce fut le cas pendant près de 10 ans car il est difficile de dire aux autres qu’on a des gros abcès qui nous poussent dans l’entre-jambes sans savoir pourquoi.

Après des années à prendre des antibiotiques, à me tartiner de crèmes et de Bétadine, à tenter toutes les expériences possibles pour calmer ces kystes, j’ai fini par apprendre à vivre avec cette maladie, même si vivre avec cette maladie est un grand mot, car pour beaucoup, il s’agit de survivre. Je vous épargnerez les détails, mais je peux vous assurer que porter une culotte avec un abcès de la taille d’une couille (oups!) sur l’aine, et bah c’est extrêmement douloureux, fatiguant et usant. Vivre comme si de rien n’était, relève du parcours du combattant.

J’ai été opéré en tout et pour tout 3 fois pour des abcès tellement gros et douloureux qu’il était impossible pour moi de continuer d’attendre un miracle : le passage sur le billard devenait alors obligatoire. Ces opérations en ambulatoire sont rapides mais la cicatrisation est longue, supposant a minima, 3 semaines de convalescence avec soins infirmiers tous les jours pour le changement des pansements (sur le pubis je vous laisse imaginer comme c’est pratique !). Certains Vernouillets (c’est comme ça qu’on s’appelle entre nous), sont même reconnus par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) car il y a plusieurs stades de la maladie (stade 1,2 et 3). Pour ma part c’était le stade 1, donc je ne suis pas la plus à plaindre.

J’ai regardé partout sur internet s’il existait des traitements, des solutions, de la prévention, mais il n’y a pas encore de traitement miracle pour cette maladie (et il n’y en aura sûrement jamais), chaque patient réagissant différemment selon tel ou tel médicament. La case « opération » est souvent la finalité et pour d’autres ce sont des semaines à patienter, à souffrir en silence, à se replier sur soi, en attendant que le kyste se résorbe ou s’en aille de lui même (pour rester digne lol).

Maintenant que vous en savez un peu plus sur cette maladie – et je suis désolée si j’ai heurté la sensibilité de certains- je peux donc en venir au fait : quel est le lien entre cette maladie et le sujet de mon article ?

Et bien, cette maladie s’est déclarée quelques semaines après un ÉNORME choc émotionnel dans ma vie : le décès de ma maman en 2011. Ceux qui me connaissent en sont témoins : j’ai su faire preuve de courage durant cet épreuve et j’ai pris sur moi pour le bien de ma petite soeur et de mon père. Sauf que.. j’ai tout refoulé. Je m’interdisais de sombrer dans les pleurs, je me devais d’être forte. Ce n’est que 10 ans après que je fais ENFIN le lien entre l’apparition soudaine de cette maladie et cet évènement traumatique dans ma vie.

Comment j’ai compris que je somatisais depuis tout ce temps

Mon dernier kyste remonte au mois de mars 2020, lors du 1er confinement. Une semaine après que la France entière fut confinée, « Bimmm » un nouveau kyste apparaissait sur mon aine droite. J’étais tétanisée, apeurée, pour autant je ne disais rien, je refoulais presque tout ce que je ressentais, en me convaincant que c’était qu’une petite grippette. Puis un autre kyste, et encore un autre plus petit. En tout je cumulais 3/4 kystes situés au même endroit, et je vous laisse imaginer ma terreur à l’idée de devoir à aller aux urgences quand partout on entendais que les hôpitaux étaient saturés et que le Covid était extrêmement dangereux, mortel & cie.

Par chance, et parce que j’ai tout de suite agis, j’ai réussi à éviter le pire. Les kystes se sont résorbés d’eux-mêmes en quelques jours. Puis quelques semaines après, le confinement se prolongeant par tranches de 3 semaines à chaque nouvelle allocution du Président, j’ai décidé de me replongé dans mes livres de développement personnel et de façon plus générale, de me recentrer sur mon intérieur, sur ma spiritualité. J’avais du temps, j’avais de l’énergie, le Printemps était radieux, et tout me semblait être propice à cette réappropriation de moi-même.

Puis une chose en entraînant une autre, je me suis acheté mon premier jeu de cartes, mon tout premier oracle. Et depuis, tout a changé dans ma vie. J’ai alors repris ma vie en main, je me suis mise à parler, à exprimer mes émotions clairement, à prendre soin de moi, de mon confort, à écouter mes ressentis, mes envies, et mes désirs. J’ai écris, j’ai laissé toute sa place à mes idées, à mes pulsions créatives. J’ai appris tout un tas de choses, j’ai échangé avec de nouvelles personnes, qui sont devenues des amies aujourd’hui.

Puis la vie Covidée à repris son cours : retour au boulot, retour à la vie « d’avant ». Sauf que cette fois, j’étais déterminée à ne pas subir, j’ai décidé de VIVRE. J’ai changé de travail et j’ai donné une chance à ma clairvoyance de prendre forme concrètement dans ma vie. J’ai fais des soins énergétiques avec Aurélie (@linstant.magique) qui est une pépite et qui m’a aidé à faire la paix avec moi-même en m’aidant à mettre des mots sur mes maux. D’ailleurs je la recommande dans mes guidances lorsque les cartes font apparaître une blessure ou un blocage émotionnel.

Et vous savez quoi ? Et bien durant tout ce temps et jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas eu de nouvel abcès, ni même le moindre petit semblant de kyste de cette foutue maladie. Alors que depuis 10 ans, je me tapais 1 abcès par trimestre environ. Est-ce un miracle ? Un coup de chance ? Un hasard ?

A mon sens, c’est parce qu’enfin je me suis permise de vivre mes émotions, je me suis enfin donné le droit de m’exprimer et d’extérioriser que ça aille bien ou pas, et d’aller là où mon intuition me guidait, sans trop chercher à comprendre, si ce n’est que de ressentir la joie dans mon cœur, de me sentir à ma place. J’ai décidé de vivre POUR MOI, pour ce que j’aime et pas pour ce que les autres aimeraient que je sois.

De la libération émotionnelle à la guérison

C’est ainsi que j’ai ré-appris à parler, à dire ce que je ressentais sur l’instant T, et ne pas attendre des lustres avant de commencer à envisager d’en parler. Surtout qu’en général, les choses s’enveniment lorsqu’on laisse traîner. On a tendance à ruminer, à se monter des films, voir des saisons entières. Plus les jours passent, plus on a du mal à faire le point sur ce qu’on ressent vraiment. Tout semble brouillon, flou. On ne sait plus vraiment si on a raison, si on a tort… Nos émotions se sont enfouis quelque part.. quelque part dans notre corps.

Ce que j’ai compris, c’est que garder pour soi ne sert à rien : si l’on ressent des émotions (qu’elles soient négatives ou positives), c’est qu’elles ont une raison d’exister ! Certaines d’entres elles nous demanderont un travail intérieur, d’autres de parler, de crever l’abcès, certaines autres, de se remettre en question, de prendre du recul, et encore d’autres, à se rendre compte qu’on fait fausse route, ou que nous nous sommes trompés. En tout état de cause, nos émotions nous transmettent un message. A nous de l’accueillir, ou de le refouler.

Désormais je ne laisse plus une seule émotion négative pourrir en moi. Non, je l’affronte et j’essaie de comprendre ce qu’elle fou là ! Comment puis-je agir ? Que dois-je faire pour la faire sortir ? Ecrire ? Crier ? Pleurer ? Parler ? Appeler mon amie pour demander de l’aide ? Je n’attends plus qu’elle s’enfouisse car je sais que tôt ou tard, elle me fera souffrir pour de bon !

Vous vous sentez concernés ?

Dit comme ça, ça a l’air facile de libérer ses émotions. En réalité, c’est un GROS travail et chacun est unique, chacun a ses propres particularités. Ce sera plus facile pour untel ou unetelle et beaucoup plus difficile voire, abstrait, pour d’autres.

Aussi, certains et certaines ressentent le besoin d’être accompagné, et il n’y a aucune, je dis bien AUCUNE honte à cela. Au contraire, c’est faire preuve d’intelligence que d’accepter l’aide d’autrui, je dirais même que c’est faire preuve de sagesse. Ça tombe bien je connais une femme super qui pourra sûrement vous venir en aide : Magali Straub. Je tiens à vous partager son travail et sa vocation. Atteinte de la maladie de Verneuil elle aussi, elle a pris conscience de l’influence de ses émotions sur celle-ci, et a changé de vie du tout au tout : elle est devenue coach. Cette femme courageuse et adorable propose ses services de coaching en développement personnel, via différentes sortes d’accompagnements. Si cela vous intéresse, je vous mets le lien de son site internet https://lecoachingdanslapeau.fr !

Enfin, je terminerai ce méga long article par un partage de site super intéressant sur la somatisation, si tant et si bien que je l’ai épinglé dans mes favoris ; je le consulte au moindre pet de travers -> https://www.estelledaves.com
Ce site est dédié à la libération psycho-émotionnelle : il propose pour chaque partie du corps ou chaque maladie, une explication émotionnelle, et franchement c’est effarant tellement c’est criant de vérité. Voici un exemple qui parlera sûrement à beaucoup :

Je vous laisse avec toutes ces infos, je ne sais pas si cela vous parlera, ou vous donnera envie de prendre vos émotions au sérieux.. En tout cas, si comme moi vous souffrez de maux chroniques, posez-vous la question : quand est ce que la maladie refait surface ?

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